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• Le 27 mars 1944, vers 14h30, par un temps splendide, Biarritz était bombardé par l'aviation américaine causant de nombreuses victimes et d'importants dégâts matériels.
• Les sirènes avaient retenti vers 14h15 et par malheur, pas un Biarrot ne s’est précipité aux abris.
• Tout le monde voulait voir.
• C’est, sans aucun doute, la cause principale de l’hécatombe qui allait suivre en l’espace de 6 à 7 minutes.
• De mon balcon, au deuxième étage de l’Avenue Victor Hugo n° 10, (centre ville) je comptais les avions qui, entrant par la Barre de Bayonne se dirigeaient vers l’Est pour bombarder Pau-Pont Long. Ils n’étaient pas camouflés et brillaient à une grande altitude. J’en étais à près de 70 lorsque Biarritz se mit à trembler, comme sous l’effet d’un séisme. Une pluie de bombes tombait. Cela se passait dans mon dos car les avions venaient d’Ouest en Est et mon balcon donnait vers l’Est. Ils étaient donc cachés par mon immeuble. Ce n’est que quand j’ai vu des bombes tomber dans le jardin de la maison d’en face que je me suis précipité à l’intérieur.
J’ai eu de la chance car plusieurs morceaux de mitraille avaient touché la façade et étaient même entrés dans l’appartement, les fenêtres étant grandes ouvertes.
• Le soleil disparut subitement, il faisait noir, il faisait froid. Tout se passa en l’espace de quelques minutes. On entendit encore des explosions du coté de la Place Portdelanne et de la Gare et puis plus rien. Un silence lourd et inquiétant. Que s’était-il passé ? Est-ce que c’était fini ou est- ce que cela allait reprendre ?
Bientôt le soleil réapparut et la température printanière de ce beau lundi de mars revint. Aussitôt on entendit les cris et gémissements des nombreuses victimes à qui, les responsables de la Défense Passive, Pompiers, Police, ambulances etc.. portaient secours.
Quel gâchis !
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J’avais déjà été bombardé plusieurs fois à Bilbao par l’ aviation allemande et italienne et même par les canons du “Deutchland” cuirassé allemand, mais jamais avec une telle intensité. 45 tonnes de bombes à fragmentation en moins de 7 minutes sur une surface limitée !
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Deutschland
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Dès la fin du bombardement, mon père sortit voir, et en passant devant le portail de l’Hôtel d’Angleterre (occupé par les Allemands), il vit de nombreux corps de soldats déchiquetés contre les grilles du jardin. La tête décapitée et encore casquée de la sentinelle était allée se loger dans la fenêtre du deuxième étage de la maison d’en face. La petite bijouterie voisine était en train d’être pillée.
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