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Certains Biarrots, soucieux d' innocenter les aviateurs de Mr Roosevelt du massacre du 27 mars ont inventé le bobard suivant: si des bombes sont tombées sur des objectifs non militaires, c'est tout simplement parce que la D.C.A. allemande a touché un des avions, qui s’est de ce fait délesté de ses engins.
Comme vous le voyez, il suffisait d'y penser ! D'autre part, si par hasard la D.C.A. n' était pas entrée en action, ces mêmes gens n' auraient pas manqué de se plaindre de ce que les Allemands n' avaient pas protégé la ville.
En réalité, on a pu voir distinctement l' ordre de lâcher les bombes que l' avion de commandement américain a donné au moyen d'une fusée parfaitement visible.
Les bombes ont commencé de tomber à la mer, car lorsqu' il s'agit d' un bombardement de "zone" tel que celui dont Biarritz a été l' objet, c' est un "tapis", selon le terme technique, qui est constitué par les destructeurs afin d' enserrer plus sûrement leurs objectifs .
A l' observateur de bonne foi, il apparaît que les dégâts causés sur notre côte s' étalent bien en forme de "tapis", sur une longueur considérable: si les bombes avaient été lâchées par un avion en détresse, elles n' eussent atteint que quelques points de chute restreints et non une superficie aussi considérable que celle qui a été saccagée le 27 mars.
Ajoutons que, lançant leurs engins de 4 à 6000 mètres de hauteur, les avions marchant à une vitesse de 4 à 500 kms à l' heure, étaient forcément obligés d' arroser une surface considérable au petit bonheur des trajectoires et des déviations dues à d' aussi considérables altitude et vélocité !
La responsabilité du massacre incombe donc bien aux aviateurs américains et non à la D.C.A. allemande.
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