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Par le plus grand des hasards et grâce à Internet, je suis entré en contact avec Wade HULL, résidant à Portland (Oregon) USA , qui a participé au raid sur Biarritz en tant que mitrailleur. Il a bien voulu répondre à mes questions et me raconter ses souvenirs.
Son étonnant témoignage, vous allez le voir, donne un éclairage nouveau à ce qui s'est passé le 27 mars 1944.
Il a même eu la gentillesse de l’enregistrer de manière à ce que ceux qui visiteront mon site web puissent l’entendre de vive voix.
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Merci de votre gentille lettre.
Je suis heureux que vous ayez survécu aux terribles bombardements qui ont eu lieu sur tout le continent.
Je réalise que nous avons causé de terribles peines et dommages aux gens et aux villes de France et autres pays concernés, mais cela était nécessaire, en ce temps là. Nous devions battre Hittler et sa bande de mécréants.
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"Oui, j'étais dans le Groupe de Bombardement B.G. 466ème et j'étais dans la mission sur le terrain d'aviation de Biarritz, le 27 mars 1944. Mon escadron était le 787ème. Notre groupe est parti avec 24 avions ce jour-là, mais nous en avons perdu 2 au décollage, lors de la mise en formation, cela veut dire qu’il y avait en l'air 22 avions sur la cible. Nous étions le groupe de tête ("leader") suivis de plusieurs autres groupes qui participaient à ce raid. Nous avons eu la chance de réussir à revenir à notre base ATTLEBRIDGE, juste à coté de Norwich.
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Nous avons eu la chance de réussir à revenir à notre base ATTLEBRIDGE, juste à coté de Norwich.
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Equipage du OH MONA - 466 BG
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Nous avons été endommagés juste au moment de larguer nos bombes. Une d'entre elles a été touchée par un obus de la Flak (DCA Allemande) et a explosé à moins de 100 pieds (33 m.) au dessous de notre avion.
Cela nous a bien secoués.
J'ai été blessé au bras gauche et cela m'a coûté deux mois d'hôpital avant de pouvoir reprendre mes vols.
En fait c'est un éclat de notre propre bombe qui m' a frappé. Il est entré par le coude gauche et est ressorti par l'épaule gauche.
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Un bon parcours pour un morceau de mitraille que j'ai conservé comme souvenir. Cette mission était la première pour le reste de l'équipage et la deuxième pour moi. J'avais déjà participé à un raid sur Metz comme remplaçant d'un aviateur blessé. Je n'ai d'ailleurs jamais revu mon équipage car, quand je suis revenu de l'hôpital, j'ai appris qu'ils avaient exécuté trois missions supplémentaires, avant de se poser en Suisse pour la durée de la guerre, à la suite de graves dégâts causés par la Flak allemande.
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