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Le 28 août 2005, mon ami Wade HULL est décédé à l’âge de 83 ans, dans sa maison de Clackamas entouré des siens. Né à Wesco (Oregon) le 9 janvier 1922 Sa famille ne tarda pas à s’installer à Portland où il passa son enfance.
Il fut gradué à l’Université de Washington (Or.), et fit deux ans d’études au Collège de Multnomah. Il travailla dans le garage de son père et dans le chantier naval de Portland.
En 1942, comme beaucoup d’autres, il s’enrôla dans l’Armée de l’Air pour défendre son pays contre la menace allemande et japonaise.
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Pendant la seconde Guerre Mondiale, Wade entra dans la 466 ème BG (Groupe de Bombardement) de la 8ème Force Aérienne Américaine, sta-tionnée à Attlebridge, dans l’Est de l’Angleterre. Il participa avec succès à 28 missions comme mitrailleur avant, à bord de B 24 Liberators (bombardiers lourds, quadrimoteurs).
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Blessé au bras par un éclat de mitraille au dessus de Biarritz (France) et plus tard au visage au dessus de Saarbrucken (Allemagne) il reçut deux décorations du « Purple Hearts » une avec trois feuilles de chêne et l’autre avec une feuille de chêne. Ses autres décorations, incluaient quatre « Air Medals » (médailles de l’air) pour son nombre de missions , la Médaille de Bonne Conduite et la « Distinguished Flying Cross ».
Le Jour-J, Wade participait à une opération de bombardement de la côte près de Cherbourg (France) juste quelques minutes avant le début du débarquement. Il disait qu’il n’avait jamais vu autant de bateau au par avant.
Une fois démobilisé, Wade, devient radio amateur en 1953, il participe activement au trafic radio international pendant de longues années et y apporte souvent son aide. Il avait passé sa licence de pilote et aimait survoler Portland et ses alentours. Il chassait l’élan et sortait souvent avec son bateau pêcher le saumon.
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Le 27 mars 1944, vers 14h30, le jour où Biarritz a été bombardé, Wade et moi n’étions qu’à 6.000 mètres environ l’un de l’autre, lui lâchait les bombes de son avion « Oh Mona » et moi, à terre, je les recevais. Il en est reparti blessé par un éclat d’une de ses propres bombes et moi je m’en suis sorti indemne. Soixante années plus tard par le plus grand des hasards et grâce à Internet, nous nous sommes rencontrés alors qu’il était à Portland (Oregon) et moi retiré à Biarritz à des milliers de kilomètres l’un de l’autre.
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